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A propos

Partis à la voile pendant 6 mois, nous avons parcouru 16 000 km depuis Brest jusqu’au Costa Rica en passant par les Canaries, le Mexique, les Bahamas, le Panama et la Colombie coté Pacifique. A bord de Mecton, notre voilier, nous avions étudié un itinéraire en fonction de la présence des requins et des conditions météorologiques. Nous avons ainsi rencontré 13 espèces de requins différentes dont les requins tigres, bouledogues, grands marteaux et longimanes.

  1. Marina du château, Brest

    Le départ

    Nous sommes partis début janvier devant les amis et la famille. Départ émouvant après plus d’un an de préparation. Auparavant, trois semaines de stress pour attendre la bonne fenêtre météo, et aborder le golfe de Gascogne en plein hiver.

    On a eu froid, on a eu faim mais on a finalement mis neuf jours pour arriver aux Canaries. Pas si mal pour un équipage qui découvrait pour la plupart la navigation hauturière.

    PS : Forcément, on a eu le droit de voir les fesses d’un petit malin à la sortie de la marina

  2. Tenerife (Espagne)

    Début de la Transatlantique

    C’est parti pour 20 jours de navigation coupés du monde ! 20 jours avec 2 voiles d’avant tangonnées (sans la grande voile), un pilote auto qui fonctionne bien, et un vent arrière constant pouvant aller jusqu’à 40 nœuds.

    On se crée une routine, on pêche des dorades coryphènes, on profite des pétoles pour faire de l’apnée dans une eau chaude avec 30 mètres de visibilité, on nage avec les dauphins quand ils veulent bien rester avec nous, on surfe avec Mecton quand y a du gros vent… Bref on profite entre amis, sans internet, au milieu de l’Atlantique.

  3. Playa del Carmen (Mexique)

    Arrivée au Mexique

    Arrivés au Mexique moins de deux mois après le départ, nous avons réussi notre pari : y être avant la fin de la saison des requins bouledogues.

    Nous nous mettons donc rapidement à l’eau, le spot est à 300 mètres de la plage et nous pouvons plonger avec les premiers gros requins du voyage.

    Nous finirons notre séjour en apothéose en plongeant avec les requins bouledogues en apnée à 25 mètres de profondeur. Sans les bulles, les requins s’approchent beaucoup plus près. Avant cela, nous nous étions quand même entraînés en cénotes avec des professionnels de l’apnée.

    PS : On n’a jamais mangé autant de tacos ; on est loin de l’autonomie du départ !

  4. Bimini Island (Bahamas)

    Arrivée au Bahamas

    Sûrement un des pays où l’on rencontre le plus de requins. Que ce soit Bimini, Tiger Beach, ou Cat island ; nous aurons vu plusieurs espèces de requins et de très près. Un paradis à nos yeux…

    En étant autonome sur notre voilier, nous pouvions plonger autrement que les autres touristes. Nous ne les nourrissions pas, il fallait donc être patients mais cela valait la peine ; nous avons finalement vu des requins tigres, des grand marteaux, des bouledogues, des longimanes et bien d’autres.

  5. Colon (Panama)

    Passage du canal du Panama

    Comment passer d’un océan à un autre en moins de 10 heures?

    Maintenant place à la pluie et à l’eau trouble mais pleine de vie.

    Un moment incroyable en compagnie de gros tankers avec lesquels notre petit voilier monte et descend au rythme des écluses.

    PS : RIP le drone, dans des conditions toutes calmes en plus…

  6. Malpelo Island (Colombia)

    Arrivée à Malpelo

    Aller à Malpelo (Colombie), ça se mérite, nous avons dû faire face à de la casse sur le bateau, de mauvaises conditions de navigation et des papiers administratifs interminables.

    Mais cela valait la peine, c’était l’un des meilleurs moments du voyage. Sur place, finis les galères, nous sommes au milieu des requins et des bancs de poissons.

    Merci Sandra Bessudo et toute la fondation Malpelo !

    PS : Quand tu as plus de gaz sur le bateau, faut trouver d’autres sources de chaleur ; merci le compresseur…

  7. San José (Costa Rica)

    Retour en France

    Nous faisons quelques plongées au Costa Rica, dont une à Bat Island avec un requin bouledogue.

    Toutes les bonnes choses ont une fin ; après six mois de voyage, nous décidons de rentrer. Malheureusement nous n’avons pas pu aller à Guadalupe Island.

    Nous laissons Mecton dans une marina au Costa Rica ; nous repartirons en 2020 pour une toute autre destination pour enfin rencontrer le grand requin blanc.

Aide à la science

Tout au long du voyage, nous avons participé à des programmes scientifiques. Lors de la transat, nous avons fait des prélèvements de planctons depuis Mecton pour les fournir à la station marine de Concarneau. Nous avons aussi pris des photos de chaque cétacé rencontré avec la position GPS correspondante pour les renseigner sur la plateforme Obsenmer.

Enfin, notre principale réussite fut d’avoir, en relation avec la fondation Malpelo, participé à l’étude des requins marteau halicorne en faisant des prélèvements d’ADN en apnée, récupéré des données de transmetteurs sous-marins, et d’avoir posé des caméras pour étudier la faune pélagique autour de l’ile de Malpelo.

Autonomie alimentaire

Nous sommes parti dans l’espoir d’être autonome et pouvoir se couper du monde pour aller sur des sites de plongées reculés. Nous avions des graines germées à bord, des algues séchées, une culture de champignon et un élevage de grillon en plus de la pêche. Malheureusement aux endroits où la pêche n’était pas bonne ou interdite dans les reserves (c’est à dire très souvent) nous avons été obligé de compléter notre régime alimentaire par des pâtes et du riz. Pour l’eau, le dessalinisateur a plutôt bien fonctionné.

Energie

En terme d’énergie, nous avions cinq panneaux solaires et une éolienne qui nous permettaient d’être autonome malgré une grosse consommation (phares de plongée, ordinateurs, drone, dessalinisateur…).

Pour les plongées, nous avions un compresseur à bord qui fonctionnait à l’essence. Nous devions aussi faire le plein de diesel avant de partir pour les zones sans vent comme en Colombie.

Intéraction avec les requins

Nous étions partis à la rencontre des cinq espèces de requins réputées les plus dangereuses pour l’Homme. Finalement nous avons eu la chance de voir 4 de ces 5 espèces. Nous repartirons donc en 2020 à la recherche de la cinquième et dernière espèce : le grand requin blanc.

Au total nous avons plongé avec 13 différentes espèces de requins dont les requins tigres, bouledogues, grands marteaux, et longimanes. Nous avons pu constater des comportements différents selon les espèces et les lieux où nous plongions.

Tiger beach (où nous avons pu voir jusqu’à 5 espèces de requins en même temps) et l’île de Malpelo pour sa biodiversité nous ont vraiment marqués. Ce sont des lieux protégés de la pêche et nous espérons y revenir un jour.

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